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L’OPEN SPACE DISQUALIFIE

Open space

Deux salariés sur trois ont déjà eu l’impression qu’un collègue a regardé leur écran sans demander. [T. Liard pour Direct Matin] Une étude sur la vie de bureau indique que la majorité des salariés travaillant en open-space sont loin d’être satisfaits.

Le partage a donc ses limites, sachant que travailler au sein d’un open-space est devenu monnaie courante : un tiers des employés (36%) est aujourd’hui concerné. Mais cet environnement professionnel est loin de faire l’unanimité, selon une étude Opinion Way pour le cabinet CD&B, expert en transformation des espaces de travail, relayée par le Huffington Post. Ainsi, la proximité des postes de travail empiète sur l’intimité, 90% des personnes interrogées ayant déjà surpris une conversation personnelle d’un collègue dans l’open-space. Deux salariés sur trois (62%) affirment aussi avoir eu le sentiment qu’un collègue regardait leur écran d’ordinateur sans leur demander. S’ajoutent les nuisances sonores et visuelles : les deux-tiers des sondés (65%) ont déjà demandé à un collaborateur de faire moins de bruit, et un tiers (36%) a déjà pesté contre le désordre régnant sur le bureau d’un voisin.

« L’argument selon lequel l’open space favorise l’enthousiasme et la productivité semble n’avoir aucune base académique ». Telle est la conclusion d’une étude, parue dans le Journal of Environnement Psychology, qui s’est penchée sur ce soi disant emblème de la modernisation de l’espace de travail.

Conçus dans l’Allemagne des années 50, aujourd’hui largement majoritaires dans les entreprises et à POLE EMPLOI notamment, ces OPEN SPACES induiraient, de l’avis de nombreux psychologues : difficultés de concentration, pertes de motivation, stress

En cause : le bruit et la surcharge d’informations auditives qu’ils entraînent !

Pour le SNAP, ces études viennent conforter notre revendication de voir CHACUN pouvoir disposer d’un bureau individuel.

Le SNAP invite la Direction Générale à s’approprier cette étude et à revoir sa politique immobilière en la matière.

C’est en permettant à chacun de bonnes conditions de travail que nous pourrons remplir plus sereinement nos missions.

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